Black crow

mars 29, 2010

Le corbeau noir occupe mon esprit, il m’envahit.
Que ce soit pour le meilleur ou pour le pire… je ne m’en préoccupe guère.
Ce désir qui monte en moi lentement mais surement, je le savoure.
J’ai envie de le vivre à fond et de ne pas penser au lendemain.
Sans attentes, sans impatience, peut-être est-ce ainsi que je pourrai un jour t’avoir contre moi.
Amour, simple attirance, intense complicité?
L’énigme perdure encore et toujours…

Femmes vs. Hommes

mars 21, 2010

Pourquoi est-ce qu’être une femme signifie nécessairement devoir travailler plus pour obtenir la même chose?
Pourquoi notre société est-elle encore si arriérée?
Pourquoi devons-nous prouver que nous sommes capables d’y arriver seules?
Pourquoi les deux sexes ne peuvent-ils simplement pas être considérés sur un pied d’égalité?

Tous les jours nous ressentons cette pression qui pèse sur nous. Il faut être belle, il faut plaire, il faut rigoler à toutes les blagues, même celles à connotation sexiste.

Dès qu’une femme entre dans une pièce, on l’observe, on la déshabille du regard. Soit on la désire, et à ce moment, le jeu de séduction est enclenché, soit on ne lui trouve pas d’intérêt, et là, le jeu est tout autre. J’en viens à la conclusion qu’il est peut-être mieux de se retrouver dans cette deuxième situation, car cela semble être la seule façon de se faire reconnaître réellement pour nos idées.

D’un autre côté, pourquoi, dans les relations amoureuses, les hommes ont-ils toujours besoin de prouver qu’ils peuvent tout prendre sur eux? Ils doivent payer, ils doivent ouvrir la porte, ils doivent nous protéger. Mais sommes-nous de si faibles créatures pour devoir compter sur les hommes pour survivre? Étrange et inquiétant que cette question soit toujours d’actualité, après tant de combats, tant d’années passées à défendre l’égalité des sexes.

Les temps changent, mais il faut croire que les mentalités n’évoluent pas.

Le temps

mars 20, 2010

Les jours passent sans que l’on s’en rende compte.
La vie défile devant nos yeux sans que nous puissions l’attraper.
Plus le temps avance et plus nous sommes confrontés à nous-même.
Le corps vieillit mais l’esprit refuse de suivre le pas.

J’ai peur de tant de choses que je suis incapable de rester calme.

J’ai peur de ne pouvoir découvrir toutes les régions du monde qui me font envie.
J’ai peur que ma vie professionnelle soit vouée à l’échec, faute de détermination.
J’ai peur que ma vie amoureuse ne m’apporte jamais ce dont j’ai réellement besoin.
J’ai peur de vieillir et de ne pas avoir été au bout de toutes ces choses, qui, plus jeune, me paraissaient à portée de main.

Mon esprit tente de relativiser mais mon âme crie à l’aide.

sans but

février 25, 2010

Mes pas résonnent dans la nuit.
Je n’ai aucun but, je ne sais où je vais.
J’essaie de suivre mon intuition afin de retrouver mon chemin.
Je ne suis pas perdue car je n’ai jamais su où j’allais.

Je tente de me trouver, au risque de me perdre complètement.
Pour un pas en avant je dois en faire dix en arrière.
Pourtant, je ne me décourage pas.
Je continue d’avancer en gardant espoir de me trouver.

Le début

février 16, 2010

Performance, concentration, originalité, créativité.
Vivre en accéléré, donner le meilleur de soi-même.
Mais pour quelle raison?
Dans quel but?

Aujourd’hui je me suis posée et j’ai décidé de réfléchir.
Notre travail sert-il vraiment à quelque chose dans ce monde?
Lorsqu’on s’extirpe du lit chaque matin pour aller rejoindre cette vie professionnelle, que cela nous rapporte-t-il?
Que retirons-nous de tout cela?

Passer des heures devant un ordinateur.
Ecrire, lire, analyser.
Discuter, argumenter, décider.
Puis-je réellement prétendre que cela me permet de m’accomplir?

Et si s’accomplir s’était de prendre le temps?
Le temps de dormir, de manger, de lire, de s’informer, de se cultiver, de faire l’amour?

Pourquoi ces quelques lignes me paraissent-elles si improbables?
Pourquoi, du haut de mes 26 ans, suis-je incapable d’accepter de les avoir écrites?
Cela me paraît tellement lâche, tellement irresponsable.
Cette société dans laquelle j’ai évolué me dicte ce code de conduite.
Je dois, même si cela pourrait mener à ma perte, suivre ces règles.

Par peur d’être marginalisée, je me conforme.
Mais pourquoi est-ce si dur de m’imaginer faire ce qui me plaît vraiment?
Pourquoi ne puis-je me permettre de suivre ce que je ressens au plus profond de moi?
Plus le temps passe et plus cette liberté me semble inaccessible.

Suis-je seule à penser et à agir ainsi?
Vais-je un jour me poser et faire ce choix qui me semble à la fois si évident mais si inconcevable?

Le moment viendra certes, mais, sera-t-il déjà trop tard?

Monde parallèle

février 16, 2010

Jour après jour, l’intensité des moments passés ensemble se fait ressentir.
L’attachement devient de plus en plus fort.
Cette complicité qui nous habite devient de plus en plus probante.

Je tente de vivre chaque instant intensément afin de me rappeler ce bonheur.
Pourtant, un sentiment horrible ne cesse de me hanter.
Cette ombre noire s’empare de moi à mon insu.

La fatalité devra tôt ou tard me rattraper.

Quelques jours encore et tu devras repartir dans ses bras.
Comment peux-tu vivre ainsi, comment peux-tu ne ressentir les choses qu’à moitié?
Pour moi tout semble tellement réel, tellement simple et tellement clair.
Pourtant, la réalité est tout autre.

Alors pourquoi ne pas simplement rester dans ce monde parallèle?
Là où je peux ressentir bonheur et sécurité.
Là où il n’y a que toi et moi.
Que toi que pour moi.

janvier 31, 2010

Depuis peu un désir insatiable prend possession de mon corps et de mon esprit.
Une envie extrême de laisser libre cours à mes fantasmes et d’aller au bout de moi-même.
Et si cette liberté nouvellement acquise avait pour effet de me faire découvrir une partie de moi jusqu’ici inexplorée?
Et si grandir signifiait simplement aller au bout de ses envies?
J’ai envie de lâcher prise sur mon passé et sur les règles établies.
J’ai envie de laisser mes désirs et ma passion prendre le dessus, sans me soucier du lendemain.
Quelle légèreté je ressens, quelle excitation me transporte!

Sounds familiar

janvier 31, 2010

Call up, ring once, hang up the phone
To let me know you made it home
Don’t want nothing to be wrong with part-time lover

If she isn’t with me I’ll blink the lights
To let you know tonight’s the night
For me and you my part-time lover

We are undercover passion on the run
Chasing love up against the sun
We are strangers by day, lovers by night
Knowing it’s so wrong, but feeling so right

If I’m with friends and we should meet
Just pass me by, don’t even speak
Know the word’s “discreet” with part-time lovers

But if there’s some emergency
Have a male friend to ask for me
So then she won’t peek it’s really you my part-time lover

We are undercover passion on the run
Chasing love up against the sun
We are strangers by day, lovers by night
Knowing it’s so wrong, but feeling so right

I’ve got something that I must tell
Last night someone rang our doorbell
And it was not you my part-time lover

And then a man called our exchange
But didn’t want to leave his name
I guess that two can play the game
Of part-time lovers
You and me, part-time lovers
But, she and he, part-time lovers

Part-time Lover – Stevie Wonder

Venin

janvier 30, 2010

Un serpent m’a mordu.
Son venin a parcouru mon corps et s’est imprégné dans mes veines.
Depuis ce jour où il a posé ses crocs sur moi, je ne suis plus qu’un reflet de moi-même.
Incapable de me séparer du serpent, plus il me fait mal, et plus je me serre contre lui.
Le serpent, m’ayant envenimé, fait ce qu’il veut de moi.
Il joue avec mon âme.
Le venin, s’étant répendu dans tout mon corps, me fait mourir à petites doses.
Comment puis-je m’en libérer, sinon en attendant l’heure venue?
L’heure où le serpent me laissera mourir pour finalement s’en prendre à une autre proie.

Bonheur

janvier 29, 2010

Il ne faut jamais croire qu’on y est vraiment, que nous avons finalement obtenu ce que l’on désire, du moins, jusqu’à ce qu’on y soit réellement parvenu. Car la vie a une façon bien à elle de jouer avec nous. Elle nous fait miroiter un rêve, un projet, ou tout simplement, un instant de bonheur, et a cette manière bien particulière de nous l’enlever, même au tout dernier moment. Alors comment peut-on avoir confiance, sachant que nous devrons payer chaque instant de bonheur? Il ne faut pas être dupe, car chacun porte sa croix. Il serait totalement faux de prétendre que la vie de l’un est meilleure que celle de l’autre. Certains ont une chance inouïe, jouissent d’une qualité de vie incroyable, mais sont incapables l’apprécier.

Malgré cela, et aussi difficile que cela puisse paraître, il faut arriver à faire confiance. Se protéger, par peur d’avoir mal ne nous amènera rien de bon, à part manquer notre chance d’être heureux. Mais qu’est-ce que le bonheur exactement? Je ne sais pas si j’ai déjà expérimenté cette sensation. Je sais que j’ai déjà été heureuse, heureuse de revoir quelqu’un, heureuse d’avoir décroché un boulot, heureuse d’avoir concrétisé un projet, mais puis-je appeler cela le bonheur? Le bonheur, pour moi, se décrirait comme étant un moment où tout, absolument tout, vous semble parfait. Pas d’arrière pensée, pas de zone grise, simplement un sentiment de bonheur absolu. Je ne parle pas de bonheur momentané, où on ressent l’adrénaline monter dans ses veines, et où tout nous paraît accessible, mais bien un long moment, où on a l’impression d’être en phase avec qui nous sommes, avec la vie que nous menons, avec les êtres qui nous entourent. L’interprétation de ce qu’est le bonheur est certes propre à chaque individu, et il n’est certainement pas donné à tout le monde de pouvoir reconnaître quand il ou elle est pleinement heureux. Ne recherchons nous pas constamment le bonheur? La quête constante et insatiable vers le bonheur.

J’ai peur de courir toute ma vie et de ne jamais y parvenir.

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